Par Nathalie Jungerman

Paris est encerclé par les armées prussiennes durant la guerre de 1870-1871 qui oppose Napoléon III au roi de Prusse, Guillaume Ier (avec l’appui du chancelier Otto von Bismarck). Isolés du reste du pays, les habitants doivent faire face au froid, aux maladies, à la faim – les réserves de nourriture s’épuisent vite –, et dès le début du siège, ils sont privés des services postaux. Pour maintenir la communication avec leurs proches, ils ont recours aux pigeons voyageurs, d’abord utilisés pour transmettre des messages officiels ou militaires. La Correspondance entre le comte et la comtesse de Montalivet avec leur fille, Marthe, et leur gendre Georges Picot, qui vient de paraître chez Honoré Champion, avec le soutien de la Fondation La Poste, constitue un précieux témoignage permettant de découvrir l’histoire du siège de Paris de l’intérieur : un drame national autant que familial. Les lettres proviennent d’un « véritable trésor archivistique » que les héritiers de Georges Picot ont mis à la disposition de Pierre Allorant et Walter Badier, les éditeurs scientifiques de cette correspondance passionnante.
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