« Le charme exceptionnel des lettres de Walter Benjamin est de révéler, dans son premier moment, cette intuition du dehors. La lettre est pour lui la forme même de l’éclair, de la soudaine et fugitive lumière où le concret brille dans sa vérité, et là seulement », écrit le traducteur Guy Petitdemange. Les deux volumes de sa correspondance, édités en 1966 par Gershom Scholem et Theodor W. Adorno, proposent un choix de plus de 300 lettres, écrites entre 1910 et 1940.
Cette importante anthologie a la particularité d’avoir été établie par deux proches de Benjamin, et leurs notes témoignent de cette amitié aussi fidèle que compliquée et de « l’exceptionnelle aisance dans le genre épistolaire, qui lui était comme naturelle ». 

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