Dans les carnets de Nadège Le Goff. Notes d'hier pour aujourd'hui : le livre de raison
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Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui, j'ai retrouvé quelques notes qui vont sûrement vous intéresser. Bonne lecture. Et bonne réflexion.
« L’intérêt historique des livres de raison a été reconnu dès la seconde moitié du XIXe siècle, principalement en ce qui concerne l’histoire rurale. Plusieurs dizaines ont été publiées à partir de cette époque, souvent par des sociétés savantes locales. Un recensement (incomplet) de ceux conservés dans des établissements publics (archives départementales ou municipales, bibliothèques) a été entrepris en 1954, et a permis d’en repérer plus de 1200. Beaucoup d’autres appartiennent toujours à des archives privées et de ce fait sont inconnus ou difficilement accessibles. » Wikipédia.
« Le Journal tenu par André Gide entre 1887 et 1950 – soit pendant plus de 63 ans – est un monument de l’histoire contemporaine dont Gallimard a eu l’heureuse idée de donner une nouvelle édition (intégrale cette fois-ci) dans la Bibliothèque de la Pléiade. » « Les écrivains diaristes, mémoire vive de l’histoire », Gérard Delaloye, Le Temps, 22 mai 1998.
« Mais qu’est-ce que je veux ? Oh ! vous le savez bien. Je veux la gloire ! Ce n’est pas ce journal qui me la donnera. Ce journal ne sera publié qu’après ma mort, car j’y suis trop nue pour me montrer de mon vivant. D’ailleurs, il ne serait que le complément d’une vie illustre. » Marie Bashkirtseff, Journal (1873-1877), reprend l’édition de 1890, éditions 10/18, Charpentier et Cie, éditeurs, 2019.
« Unissez-vous avec respect, et aussi profondément que vous le pouvez, à vos pensées les plus élevées. Chaque pensée accueillie et notée est comme l’œuf dans un nid : d’autres seront déposées à côté. Les pensées jetées ensemble au hasard forment un cadre où d’autres choses seront notées et décrites. Peut-être est-ce là l’intérêt principal de l’habitude d’écrire, de tenir un journal ; nous nous souvenons de nos meilleures pensées et nous nous entraînons. » Henry David Thoreau, Journal, trad. R. Michaud et S. David, Mercure de France, 2002, p.89.
« En 203 après J.-C., Vibia Perpetua, une toute jeune mère de Carthage, défie l’empereur romain en affirmant sa foi chrétienne. Condamnée à mourir dans l’arène, elle tient le journal intime de ses dernières semaines. Dans ce document extraordinaire, qui ne ressemble à rien de ce qui survit de l’Antiquité, elle consigne ses tourments et ses rêves d’une manière troublante pour le lecteur moderne. » Peter Thonemann. Magazine Books n° 45, juillet-août 2013.