Par Émilie Tiollier-Aqajani Université Paris-Sorbonne (Paris IV, France)

Eviradnus,
huile sur toile d'Eugène Grasset, vers 1903,
Paris, maison de Victor Hugo.
Source Wikipédia
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Dans le présent article nous allons disserter au sujet de l’écriture du Moi dans La Légende des siècles de Victor Hugo, concept qui est régi par un singulier rapport de condensation et de dilatation. La Légende des siècles est un ouvrage monumental, tant par sa taille que par son ambition ; épopée humaine totalisante, son déroulement eschatologique fera suivre à la création du Monde toute une série d’évènements particuliers qui construisirent la civilisation, que leur impact soit positif ou négatif. De plus en plus noirs, ils aboutirent à la fin d’une ère. L’auteur s’applique donc à donner un aperçu de chaque époque, mettant bien souvent des événements mineurs en premier plan. Ce procédé montre un certain refus d’inscrire son œuvre dans l’Histoire officielle et pour cause : ce texte a subi l’influence de ses déboires politiques qui le conduisirent jusqu’à l’exil. Hugo souhaite donc montrer sur tous les plans que la vérité est ailleurs, comme occultée, et appelle à aller au-delà du sensible. Il endosse alors le rôle d’un mage qui entend éclairer l’homme sur son destin30 Cette œuvre met alors en scène l

Voir plus : https://www.uwo.ca/french/grelcef/2013-4/cgrelcef_04_text10_tiollier.pdf

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