« Il existe un héroïsme au féminin », écrit Stéphanie Genand dans sa magnifique biographie de Germaine de Staël (1766-1817), dont l’existence si romanesque a longtemps fait oublier le double statut de romancière et de penseuse politique. On connaissait la fille de Jacques Necker (1732-1804), banquier genevois ministre des finances de Louis XVI au début de la Révolution. On savait aussi qu’elle fut l’alter ego de Benjamin Constant (1767-1830), essayiste et homme politique, avec lequel amour, philosophie et engagement public se mêlaient. On se souvient surtout de la grande opposante de Napoléon, contrainte à « dix années d’exil », titre des souvenirs qu’elle en livra à la fin de sa vie. Mais il existe une autre de Staël, si belle à découvrir : une femme complexe, ne reculant devant aucun danger lorsque ses idées étaient en jeu, et dont la grande passion fut de réfléchir aux origines et aux conséquences sociales, morales et culturelles de la Révolution.

Savoir plus : https://www.lemonde.fr/livres/article/2026/06/25/superbe-germaine-de-stael-le-prix-de-la-liberte-biographie-d-une-penseuse-sur-le-vif-de-la-revolution-et-de-ses-consequences_6713357_3260.html

 

« Germaine de Staël. Le prix de la liberté », de Stéphanie Genand, Perrin, 358 p., 23,50 €, numérique 18 €.

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