« Ma femme me trucide. On se fera hara-kiri de concert ». Avec le « Livre brisé » de Serge Doubrovsky, la mort au bout de l’autofiction
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Par Raphaëlle Leyris
Ceignant l’ouvrage, un bandeau publicitaire annonce presque crânement un « livre monstre ». A l’arrière, la quatrième de couverture assure : « Pendant quatre ans, j’ai cru raconter, de difficultés en difficultés, le déroulement de notre vie, jusqu’à la réconciliation finale. Mon livre, lui, à mon insu, racontait, d’avortements en beuveries, l’avènement de la mort. »
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Ainsi se présente, publié chez Grasset le 23 août 1989, Le Livre brisé, de Serge Doubrovsky. Son écriture a été marquée par un drame qui a fait de ce texte un symbole des effets potentiellement tragiques de l’autofiction sur l’entourage des écrivains.