MONTESQUIEU rédige parfois le texte de sa main (ci-dessus), mais le plus souvent il le dicte à son secrétaire. 

Parmi les penseurs et les philosophes des Lumières, MONTESQUIEU, dont le nom complet est Charles-Louis de SECONDAT, baron de La BRÈDE et de MONTESQUIEU, occupe une place éminente, en particulier grâce à deux ouvrages (Les Lettres persanes et De l’Esprit des lois), qui marqueront l’histoire des idées et de la science politique moderne. Célébré de son vivant par le milieu intellectuel, élu à l’Académie française en 1728, celui qui avait écrit que “pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir” gardera une certaine distance avec le grand projet éditorial de son temps, l‘Encyclopédie.

Il sera pourtant sollicité par les libraires et les directeurs de l’ouvrage, désireux d’associer la notoriété de l’intéressé à leur entreprise. Sans doute rebuté par les idées radicales de certains rédacteurs, ou soucieux de ne pas s’attirer les foudres des autorités, il accepte néanmoins de participer à l’élaboration de l’Encyclopédie. Contre toute attente, il refuse les articles “Despotisme” et “Démocratie”, mais accepte “Goût”. Il n’achèvera pas l’article avant sa mort, mais un important fragment du texte retrouvé dans ses papiers sera intégré dans le septième tome, publié en 1757. Son apport direct aura donc été très modeste, mais sa pensée inspirera nombre des rédacteurs de l’Encyclopédie.

... MONTESQUIEU va entamer, à partir de 1715, un journal personnel qui prendra le titre de Spicilège ; terme issu du latin “Spicilegium” qui, à l’origine, désigne l’action de glaner, de recueillir dans les champs les épis échappés aux moissonneurs, mais qui prendra par la suite le sens d’une collecte de documents, d’observations et de notes de nature diverse. 

En savoir plus : https://www.dicopathe.com/le-spicilege-de-montesquieu/

 

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