Denis Grozdanovitch publie en 2025 des extraits de ses carnets dans la revue Les Moments Littéraires n°54, sous le titre Le journal intime comme exercice d’entretien spirituel, où il explore le journal comme pratique introspective et spirituelle. Ancien champion de tennis et squash, né en 1946 à Paris, cet auteur tardif tient des carnets depuis l’adolescence, source d’œuvres comme Petit traité de désinvolture (2002) ou Une affaire de style (2025).

Grozdanovitch, passé du sport à l’écriture, est un essayiste et lecteur vorace, influencé par Vialatte, Pessoa ou Proust, dont il recopie les citations dans plus de 300 carnets. Ses textes mêlent réflexions philosophiques, chroniques et onirisme, avec un style cabriolant et désinvolte. Sa biographie sportive (champion de France junior de tennis en 1963, squash de 1975 à 1980) nourrit une sensibilité au hasard et à la bêtise humaine.

Ce court essai, tiré de ses carnets 2025, présente le journal intime comme un rituel d’« entretien spirituel », pratique quotidienne d’observation de soi évoquant les exercices ignatiens ou la quête intérieure. Suivi de The show must go on !, portrait de Roland Jaccard, il ouvre le n°54 de la revue dédiée à l’écrit intime. Il s’inscrit dans une tradition où noter ses pensées favorise la connaissance de soi et la correction morale.

Publié dans Les Moments Littéraires, revue francophone spécialisée en journaux intimes, correspondances et autobiographies, ce texte cible amateurs d’écrit intime, chercheurs littéraires et diaristes. La revue, active depuis 2004, attire un lectorat cultivé intéressé par Amiel, Green ou Daudet, avec un focus sur la valeur existentielle et poétique des carnets.

En 2025-2026, le journal reste vivant via des publications comme celles de Grozdanovitch ou les intégrales de Green et Amiel, confirmant sa pertinence dans un monde numérique. Il offre une résistance à l’éphémère, capturant le flux du temps et l’intériorité, comme chez Hélène Hoppenot (n°55) ou Esterházy. Sa forme hybride – entre confidence et œuvre – le rend actuel pour explorer identité et spiritualité.

Le journal de Grozdanovitch accède à la littérature par sa densité réflexive et stylistique, transcendant l’anecdote pour une « puissance discrète » poétique et philosophique. Traditionnellement problématique (légitimité, publication post-mortem), il devient œuvre par sa sincérité omnisciente et son égarement créatif, comme chez Amiel ou Green. Chez lui, il nourrit un « génie de la bêtise » désinvolte, mêlant humour et profondeur.

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Citation :  « Ses personnages parlent comme lui écrit, c’est-à-dire avec élégance, subtilité, humour, à quoi il faut ajouter la richesse du vocabulaire et le respect de la syntaxe, plus tout le temps qu’il faut pour s’exprimer[ » (Bernard Pivot.)

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