Bénédicte Duthion 

Sophie Noël 

L’Institut mémoires de l’édition contemporaine conserve, au sein du fonds Hachette, l’ensemble des lettres adressées par la comtesse de Ségur (1799-1874) à son éditeur entre 1855 et 1872, soit entre sa première publication Nouveaux contes de fées et son dernier projet, deux ans avant son décès en 1874. Ce corpus est constitué de courriers manuscrits, ainsi que d’un contrat d’édition. La correspondance est adressée à Emile Templier, gendre de Louis Hachette et avocat, qui est désigné comme l’interlocuteur privilégié de la comtesse de Ségur au sein de la maison Hachette pour le suivi de ses différentes affaires. Les réponses d’E. Templier n’étant pas conservées dans ce même fonds, elles n’ont pu éclairer en retour les propos de la Comtesse. Le nombre de lettres, dont la graphie est très lisible, varie selon les années, d’une en 1855, jusqu’à 22 en 1865. Elles sont écrites sur papier blanc filigrané, orné d’une couronne en gaufrage ou d’initiales entrelacées. Au moins en 1864 et 1865, période durant laquelle la comtesse de Ségur porte le deuil de son époux décédé en juillet 1863, le papier est cerné d’un liseré noir continu. En outre « par suite de ce malheur », la comtesse change de logement à Paris où « à partir du mois d’octobre et en quittant la campagne [elle]logera au n° 53 de la même rue de Grenelle ». La campagne désigne ici le domaine des Nouettes, offert en 1822 par son père à Sophie Rostopchine pour la consoler de son mariage peu heureux avec le comte de Ségur et lui rappeler aussi les vastes datchas entourées de forêts de sa Russie natale. 

Voir plus : https://perluete.fr/la-correspondance-de-la-comtesse-de-segur-avec-son-editeur-un-eclairage-inedit/

 

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