À partir de souvenirs fragmentaires liés à son héritage judéo-algérien, F.-D. Sebbah médite sur la mémoire, la transmission et la construction d’une identité héritée d’un passé qu’il n’a pas vécu.

En quelques bribes et ébauches de souvenirs marquants, dont l’origine lui échappe souvent, le philosophe François-David Sebbah offre à la lecture quelques fragments autobiographiques. Professeur à l’université Paris-Nanterre, spécialiste de Levinas et de la phénoménologie française, grand lecteur de Derrida, décédé l’été dernier, il présente ces souvenirs en tentant de ne pas les rigidifier ni les modifier pour les faire entrer dans le cadre d’un récit intrinsèquement porteur d’un sens, un, unique et unifié.

Ce sur quoi insistent ces moments vécus, c’est l’étrangeté à soi qu’a constituée, pour lui, durant sa vie, le passé de son père, Juif d’Algérie, de nationalité française, venu en France à la fin des années 1950 et marié à une catholique auvergnate. L’auteur ne cherche ni la précision ni la vérification objective des éléments que racontent ses « petits récits ». Il ne tente pas non plus de donner, comme de l’extérieur, hiérarchie, ordre ou ordonnancement à ce qui se présente à sa mémoire sous la forme de « en éclats ».

Voir plus : https://www.nonfiction.fr/article-12751-ecrire-les-fragments-de-la-memoire-familiale.htm

 

 

Retour à l'accueil