par Apolline Limosino 5 mai 2026,  En attendant Nadeau, numéro 243

Dans Une année à Paris, avec Gertrude Stein, la Britannique Deborah Levy entremêle sa vie à celle de cette écrivaine et poétesse américaine majeure du modernisme devenue célèbre dix ans avant sa mort, survenue en 1946. Un journal de bord aussi brouillon que vivifiant, où le portrait de la biographe jaillit entre les lignes.

Gertrude Stein assise sur un canapé dans son atelier parisien, avec un portrait d’elle réalisé par Pablo Picasso et d’autres tableaux d’art moderne accrochés au mur derrière elle (1930) © Library of Congress

Une écriture claire et éclairante, celle de Deborah Levy. Tissée à la langue complexe, car répétitive et sans ponctuation, de Gertrude Stein. Les deux se liant, plumes contrastées et attachantes, glissant sur la même pente : se libérer des carcans du langage et « danser pieds nus, comme Isadora Duncan libre et sans corset dans le dessin de Rodin »

Habitant dans un studio moyenâgeux le long de la Seine, l’autrice britannique vit entourée d’un duo d’amies : Fanny, travaillant dans la finance, rangeant ses cigarettes à la ceinture de son pantalon et détestant Gertrude Stein ; et Eva, surnommée Eva V (parce qu’elle parle cinq langues), dessinatrice aux yeux si bleus que « tout le monde s’extasiait en émettant des aaaah quand ils la regardaient dans les yeux ».

Voir plus : https://www.en-attendant-nadeau.fr/2026/05/05/perdre-le-fil-en-meme-temps-que-son-chat/

 

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Une écriture claire et éclairante, celle de Deborah Levy. Tissée à la langue complexe, car répétitive et sans ponctuation, de Gertrude Stein. Les deux se liant, plumes contrastées et attachantes, glissant sur la même pente : se libérer des carcans du langage et « danser pieds nus, comme Isadora Duncan libre et sans corset dans le dessin de Rodin »

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DoDeborah Levy | Une année à Paris, avec Gertrude Stein. Trad. de l’anglais par Céline Leroy. Éditions du sous-sol, 224 p., 21,5


Une année à Paris, avec Gertrude Stein. Un journal de bord aussi brouillon que vivifiant

par Apolline Limosino 5 mai 2026,  En attendant Nadeau, numéro 243

Dans Une année à Paris, avec Gertrude Stein, la Britannique Deborah Levy entremêle sa vie à celle de cette écrivaine et poétesse américaine majeure du modernisme devenue célèbre dix ans avant sa mort, survenue en 1946. Un journal de bord aussi brouillon que vivifiant, où le portrait de la biographe jaillit entre les lignes.

 

Gertrude Stein assise sur un canapé dans son atelier parisien, avec un portrait d’elle réalisé par Pablo Picasso et d’autres tableaux d’art moderne accrochés au mur derrière elle (1930) © Library of Congress

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Habitant dans un studio moyenâgeux le long de la Seine, l’autrice britannique vit entourée d’un duo d’amies : Fanny, travaillant dans la finance, rangeant ses cigarettes à la ceinture de son pantalon et détestant Gertrude Stein ; et Eva, surnommée Eva V (parce qu’elle parle cinq langues), dessinatrice aux yeux si bleus que « tout le monde s’extasiait en émettant des aaaah quand ils la regardaient dans les yeux ».

Voir plus : https://www.en-attendant-nadeau.fr/2026/05/05/perdre-le-fil-en-meme-temps-que-son-chat/

 

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Deborah Levy | Une année à Paris, avec Gertrude Stein. Trad. de l’anglais par Céline Leroy. Éditions du sous-sol, 224 p., 21,5

 

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