« Lettre de Francfort ». Pour apercevoir ce qui, dans l’écriture d’Edith Bruck, ne laisse pas la Shoah, cette pierre tombale de l’humanité, triompher totalement d’elle.
24 mai 2026Hongroise vivant de longue date en Italie, enfant rescapée d’Auschwitz, Edith Bruck raconte dans son dernier ouvrage, « Lettre de Francfort », son combat, administratif et romancé, pour obtenir une indemnisation à laquelle son statut de survivante de la Shoah lui donne droit.
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Bruck est née le 3 mai 1931 dans le village hongrois de Tiszabercel, en bordure des Carpates, au nord-est du pays. Elle a survécu, avec sa sœur Adèle, à la déportation de toute leur famille à Auschwitz. Elle vit en Italie depuis 1954 et elle écrit en italien. Son ouvrage, Lettre de Francfort, a été traduit de l’italien par René de Ceccatty.
Ce récit romancé raconte les tribulations endurées par Edith Bruck alors qu’elle relance, pour la seconde fois, une fondation basée en Allemagne, à Francfort, probablement une antenne de la Jewish Claims Conference, organisme créé en 1951 par Nahum Goldmann, afin d’obtenir une indemnisation à laquelle son statut de survivante de la Shoah lui donne droit.
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