Bibliothèque publique d'information, 27 mai 2026

 

La femme occupe une place de choix dans l’imaginaire du parfum,


 

Le parfum est un matériau d’écriture difficile à appréhender,

qui nécessite souvent des recherches spécifiques de la part

des auteurs et autrices. Balises explore les coulisses de la

littérature olfactive.

« D’un bout à l’autre de mon enfance, l’odeur d’usine signe

le retour de mon père. L’odeur puissante des cuves à distiller,

qui excède toutes les odeurs connues de la nature, les aggrave

prodigieusement. » (Valentine Goby, Baumes, 2014)

Dès les premières lignes de son récit autobiographique Baumes,

publié chez Actes Sud en 2014, Valentine Goby reconnaît au parfum

une valeur essentielle et personnelle. Ses mots révèlent la place

des essences dans sa vie et son histoire familiale. « Un parfum,

ça te signe », affirme-t-elle avec conviction. L’autrice de Baumes,

fille de parfumeur, raconte son enfance, ses souvenirs olfactifs.

Onze ans plus tard, elle récidive avec Le Palmier (Actes Sud, 2025),

dont le personnage principal est Vive, une fillette dont le père est

également parfumeur.

Valentine Goby, interviewée par Balises en février 2026, fait partie

des rares romancier·ères contemporain·es à s'atteler au parfum

au cœur de son sujet d’écriture. Née à Grasse, elle cherche tout

naturellement à « mettre en mots » les odeurs et senteurs qui l’ont

accompagnée dans sa vie. Dans cette quête, Le Parfum (1985) de

Patrick Süskind, qu’elle lit à l’âge de quinze ans, est une révélation :

« Mon père traque les plantes à parfum (...) Süskind débusque

les mots dans la jungle de la langue et à la fin, tous les deux

fabriquent des odeurs. »

 

Voir plus : https://balises.bpi.fr/le-magazine/

 

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