Il y a dix ans, quand Denis Roche, père de la collection « Fiction & Cie », est mort, Alain Veinstein a publié un portrait de lui intitulé « Je me souviens ». C’était dans Le Nouvel Obs, et la référence au livre de Georges Perec était limpide. Aujourd’hui, Alain Veinstein publie dans ladite collection un livre ayant pour titre Compter les jours qui est une manière de Je me souviens, mais pas tout à fait. Le présent y est plus présent. La peinture s’y peint aujourd’hui. La nostalgie est tenue à distance. Le livre diffuse un goutte-à-goutte de calme qui cache quelque angoisse et quelque tristesse.
Alain Veinstein est né en 1942, cinq ans après Denis Roche. Comme celui-ci, il a très longtemps accompagné la création littéraire et artistique en se faisant intervieweur et accompagnateur du talent des autres, mais aussi en écrivant et, désormais, en peignant. C’est une vie entière qu’il a ainsi engagée. Ce livre-ci, Compter les jours, titre éloquent, est né de circonstances particulières. À l’heure du confinement, en 2020, Alain Veinstein a décidé d’envoyer régulièrement une lettre à ses amis, une newsletter confiée au messager appelé Mail. Ce sont ces textes courts qui ont été repris ici sur papier, précédés d’une préface de leur auteur.
Voir plus : https://www.en-attendant-nadeau.fr/2026/04/28/dans-latelier-dune-vie/
Alain Veinstein | Compter les jours. Seuil, coll. « Fiction & Cie », 160 p., 23 €
/image%2F7219821%2F20260501%2Fob_619e32_gettyimages-120667282-612x612.jpg)