Ce volume du Journal de l’auteur de « L’Année de l’amour », qui couvre les années 2011 à 2020, est d’une écriture généreuse, lucide et ouverte à la nouveauté.

Par  (Collaborateur du « Monde des livres »)

 

« On ne peut parler, en ce qui me concerne, de vie à côté de l’écriture, étant donné que j’ai mis tous mes œufs dans le même panier », note Paul Nizon dans le nouveau volume de son Journal, qui paraît en français sous le titre Le Clou dans la tête et qui couvre la période 2011-2020. De cette correspondance intime entre vie et écriture, on pourrait déduire que Paul Nizon est un graphomane, mais ce raccourci ferait passer à côté de l’essentiel, car son désir d’écrire n’est pas une obsession – c’est une exigence. Très tôt, il s’est rendu compte que « l’écriture, en tant que saisie de la vie, était une activité de première ligne ». Ainsi « marcher à l’écriture » (pour reprendre le titre d’un de ses livres, Actes Sud, 1991) est pour Nizon une activité qui permet non seulement de s’approcher de la vie, mais de donner carrément vie à la vie.

Voir plus : https://www.lemonde.fr/livres/article/2026/04/29/le-grand-ecrivain-suisse-paul-nizon-poursuit-sa-vertigineuse-enquete-sur-lui-meme-le-monde-et-l-art-dans-un-nouveau-tome-de-son-journal-le-clou-dans-la-tete_6684300_3260.html

« Le Clou dans la tête. Journal 2011-2020 » (Der Nagel im Kopf), de Paul Nizon, traduit de l’allemand (Suisse) par Frédéric Joly, Actes Sud, 328 p., 23,50 €, numérique 18 €.

 

 

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