1834

 

Au Parc (Eure-et-Loir),

 

25 juin.

Comment exprimer ce que j'ai éprouvé en m'enfonçant encore une fois dans la solitude, et dans une solitude qui me rappelle le pays de mes plus doux songes, la Bretagne ? car ce pays-ci décline beaucoup vers l'ouest et l'on y respire comme des émanations de la bonne contrée. L'aspect des champs est à peu près le même : il y a des chemins creux et couverts de verdure, des sentiers le long des blés, des échaliers, des clôtures d'ajonc, de genêts et de chênes rabougris; on y pétrit d'excellent beurre, et le cidre y coule assez abondamment. Je jouis de cette ressemblance, je m'applique à l'étudier, je ravive une multitude de charmants souvenirs, ce qui, à mon gré, est un des plus doux passe-temps de l'âme.

 

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