Une pratique d’écriture aussi liée que le « genre autobiographique » à la construction de l’identité personnelle, comme image de soi pour autrui, ne saurait rester étrangère au questionnement sur le pourquoi et le comment de tels récits. Cette interrogation ne va pas sans quelques difficultés.

Nous voulons expliciter, dans cet article, ce que l’on appelle ordinairement les « autobiographies ». Quelle est cette forme d’autodiscipline moderne et d’expression maîtrisée des émotions ? Quel est le sens engagé dans l’acte de mettre en écrit sa vie ? Quelles sont les significations qui soutendent le fait de mettre en forme ses souvenirs et de restituer ceux-ci dans une catégorie prédéfinie de discours ? Quel est le lien existant entre l’histoire vécue par une personne et le récit qu’elle peut en faire ? Quelle est la place de l’écrit dans les processus de prise de conscience de soi ? Quel est l’effet induit chez le lecteur par la lecture de ce genre de récits ?… Autant de questions qui méritent d’être étudiées avec précaution et minutie.

Voir plus : https://shs.cairn.info/revue-sociologie-de-l-art-2004-1-page-103?lang=fr&tab=texte-integral

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