La correspondance d’Eugène Sue était très recherchée au xixe siècle, mais, fort dispersée au xxe, elle n’a jamais été rassemblée, malgré la publication, assez négligée dans l’établissement du texte, d’un choix de lettres de 1853-57 reçues par Marie de Solms, au lendemain de la mort du romancier en 1884. L’évolution morale et politique de Sue (de la droite à une gauche extrême) a provoqué la méfiance des héritiers, tel son neveu Paul Caillard contacté par Spoelberch de Lovenjoul dès 1886, inquiet des interprétations tendancieuses qu’on pourrait en tirer, au vu des haines et des enthousiasmes suscités par Les Mystères de Paris.

 

Lise Sabourin
p. 196-197
Notizia bibliografica:

Correspondance générale d’Eugène Sue, t. I (1825-1840), éditée par Jean-Pierre Galvan, Paris, Honoré Champion, 2010, pp. 867.

 

Savoir plus :https://doi.org/10.4000/studifrancesi.3479

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