« Écriture. Une aventure de langue » : entretien avec Marie-Hélène Lafon
11 août 2026/image%2F7219821%2F20260811%2Fob_d1dcd8_m-h-lafon.jpg)
par Isaure Hiace 14 juillet 2026
Comment les livres apparaissent là où il n’y en avait pas – dans un monde non pas hostile mais étranger au livre ? Et comment cette rencontre avec un premier livre engendre une accoutumance bientôt devenue un désir ? Souvent, l’appétit pour les livres se confond avec un besoin d’émancipation matériel et spirituel. Le passage à l’écriture s’accomplit plus tard sur ce même élan. C’est le cas pour Marie-Hélène Lafon comme ça a pu l’être pour Jean Gionno ou pour Réjean Ducharme. Il arrive aux livres, lus et écrits, de redistribuer les légitimités.
Née dans une famille paysanne, Marie-Hélène Lafon grandit dans le Cantal, dans une ferme isolée à 1 000 m d’altitude, dans la vallée de la Santoire. Cette terre du Cantal, ce monde paysan de son enfance, vont nourrir son œuvre. Elle a publié de nombreux ouvrages, des nouvelles et des romans, parmi lesquels Le soir du chien (2001), Les derniers Indiens (2008), Les pays (2012), Histoire du fils (2020), Les sources (2023) et Hors champ (2026) aux éditions Buchet-Chastel.
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